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Ce site est consacré à la musique Québécoise des années, 50, 60 et 70. Tous les titres disponibles sur ce site, n'ont jamais fait l'objet de réédition dite, officielle, sur cd jusqu'à présent
et ne seront peut-être jamais disponible sous ce format.


dimanche 17 juillet 2011

NOUVEAUX DEVELOPPEMENTS-THE LINCOLNS

Du Nouveau, Oh que oui.
Depuis les derniers mois, plusieurs informations pertinentes au sujet des, Lincolns, me sont parvenues par diverses sources.Mais, je dirais que le tout s'est précipité depuis quelques semaines, alors que, je fut contacté par une charmante personne du nom de, Margerie Lay . Cette dernière m'a remis sur le droit chemin en m'affirmant, et avec raison d'ailleurs, que l'homme au centre de la photo de l'album, A tribute to Elvis, que j'avais identifier comme étant, Billy Smith, était tout autre en réalité, puisqu'il s'agissait de son père, Henry Lay.. Margerie me fut d'une aide précieuse, en m'apportant, des informations, de grandes importances au sujet des Lincolns. Additionner avec les informations que j'ai pu glaner un peu partout de mon côté. je vais donc tenter de remettre, les pendules à l'heure, au sujet de ce groupe, quoique, certains mystères reste encore à être élucider.

Avant, The Lincolns, il y a eu. LES DEL-MARS.

C'est à la fin des années 50, à Montréal plus précisément, dans le quartier St-Henry, que le trio Les Del-Mars vit le jour. Formé alors par, Henry Lay (Chanteur soliste-guitariste), Johnny Fitzgerald (Guitare) et Frankie Angelini (Accordéoniste). Les Del-Mars se firent assez rapidement, une excellente renommée, en débutant comme orchestre dans les salles de danse, puis, par la suite en faisant la tournée de plusieurs grand cabarets de la grande région de Montréal.




 


On peut considérer Les Del-Mars, comme étant un pendant Québécois du trio Américain, ¨The Three Chuckles¨, de Teddy Rendazzo. À cette époque, Les Del-Mars se spécialisaient dans les reprises de succès du jour autant, Québécois ou Français, qu'Américains. Les cha cha, rhumba et paso doble, étaient de mise pour tout chanteurs ou groupes de cette période. Mais il est fort à parier que, Les Del-Mars devaient aussi se débrouiller pas mal, en interprétant des Rock n Roll bien brassé.
Les chansons d'Elvis ou de Bill Haley faisaient le régale de ces jeunes musiciens. Déjà à cette époque, Henry Lay, interprétait beaucoup de pièces tiré du répertoire de Presley, au grand bonheur des spectateurs. C'est pendant une série d'engagements, au chic cabaret, ¨Le Casa Loma,¨que le guitariste, Johnny Fitzgerald, décida de quitter la formation pour revenir à une vie plus normale.






Suite au départ de Fitzgerald, Maurice et Gaston (Les Tune-Up Boys), des habitués, du Casa Loma,  les mirent en contact avec le guitariste de renom, Hugh Dixon. Ce dernier s'étant fait connaitre avec, The Rhytmn Jester, était à présent. musicien de studio, pour la maison de disque Rusticana,  propriété de Roger Miron. Dès l'arrivée de Hugh Dixon avec Les Del-Mars, un vent de renouveau allait se faire sentir au sein de la formation. Henry Lay décida de troquer sa guitare acoustique, pour une guitare électrique. Par la suite, on remplacera Frankie Angelini (Accordéoniste), par un bassiste, MAURICE BOUGIE?? Cette information nébuleuse concernant, Bougie, reste toujours à être confirmée...





Fortement influencé par le succès, fulgurant et récent, de leurs contemporains, The Beau-Marks (ex-Del-Tones), eux aussi originaire de Montréal, Les Del-Mars, décidèrent d'opter pour un son, 100% Rock n Roll et 100% guitares. Par la même occasion, ils décidèrent de changer le nom de la formation, on opta alors, pour celui d'une marque de voiture fortement populaire en ces temps ,¨La Lincoln¨ ....Au printemps 1960, Les Del-Mars n'existaient plus, The Lincolns étaient nés.
Malheureusement il n'existe aucun témoins phonographique des Del-Mars.



En ce printemps 1960, Les Lincolns,  avaient le vent dans les voiles. Fiers de leur nouveau look, nouveau son ils optèrent également pour un, nouveau répertoire, constituer à 50% de pièces instrumentales et 50% de chansons.Que se soit sous le nom des Del-Mars ou des Lincolns, le groupe restera pendant toute son existence, un trio, auquel viendront se greffer d'autres musiciens, dont le batteur, Billy Smith. Sur scène, ou en studio, l'ensemble pouvaient se transformer aisément, en quatuor, ou en quintet. C'est fort de tous ces changements qu'ils entreprirent,  une tournée, du circuit habituel des cabarets de l'époque, mais, cette fois-ci, en visant un publique plus jeune. Cette tournée qui les emmèneras dans tous les coins du Québec, mais aussi, dans plusieurs provinces Canadiennes, ainsi que, dans plusieurs états Américains, durera presque 2 ans. Comble de mal chance, pour eux ,la carrière Américaine tant espérée ne verras pas le jour, puisque, chez nos voisins du sud, il existait déja deux autres groupes portant le nom de, Lincolns, soit un groupe doo-wop,  et un ensemble folk. Quelques années plus tard, un autre groupe,  de la Nouvelle-Écosse, porteras lui aussi le nom de Lincolns.







Suite à cette longue tournée de spectacle, avec en main, du matériel bien rodé, et une grande complicité entre les membres du groupes, l'idée de graver un disque, se fera de plus en plus présente, parmi les membres de la formation. Ils firent donc part de leur projet, à leurs vieux complices,  Gaston Tessier et Maurice Bougie (Les Tune-Up Boys), propriétaire et fondateur du Studio, STEREO SOUND, sur côte des neiges, qui venait tout juste de voir le jour.Le projet emballa Gaston et Maurice, qui, s'empressèrent, à aller frapper à la porte, des maisons de disques de l'époque.











La première compagnie de disque visitée fut, (RUSTICANA) Les Entreprises Roger Miron ,qui, déclina l'offre, (Allez savoir pourquoi)...Et pourtant, Les Tune-up Boys et Dixon faisaient parti du ¨staff¨ de la compagnie???. C'est finalement la compaganie de disque, Trans-Canada, qui accepta l'offre.Vu que Les Lincolns excellaient dans le répertoire de Presley, Trans-Canada, décida, de leurs faire enregistrer, 11 pièces du répertoire du King. Le tout se fit au studio, STEREO SOUND, pendant l'hiver 1961-1962, le disques sortira, sur le marché, pendant cette même année, sous le titre,.A tribute to Elvis Presley (Trans-Canada TCA70). Fait à signaler, c'est Henry Lay, qui, interprète 80% des chansons sur ce disque, dont, ¨Treat me nice¨ , et ¨Don't be cruel¨,  l'autre 20% serait crédité à d'autres interprètes parmi la formation.






Dès sa sortie sur le marché, ce disque à connu une, excellente réponse, de la part du publique. Le disque se retrouva dans les bacs des disquaires jusqu'en 1967, côtoyant ainsi les disques des, Classels, Hou-Lops, Jaguars et même Sinners. Et pendant toutes ces années, il restera un très bon vendeur.On ne peut que spéculer sur le nombre de copies vendues de ce disque, les compagnies de disques, à cette époque, était plutôt frileuse, à dévoiler leurs comptabilité. Avec ses guitares omniprésentes, et son écho  poussées au maximum, on peut considéré ce premier disque des Lincolns au même titre que ceux de leurs contemporains, Les Mégatones, Les Corvets ou Les Corvairs...  À mi-chemin entre, le Rockabilly des années 50, et le twist des années 60, ils feront avec ce premier disque, acte de pionniers, dans ce qui sera appelé bientôt à devenir, le yéyé (Made in Québec).










De cette mi-année 1962, jusqu' au début 1963, ce fut l'heure des, tournées de promotion, pour le disque.
Jusqu'au jour, ou, la compagnie de disque, LONDON,  leur offrit la possibilité de graver, un deuxième microsillon.
London Records leur promit, mer et monde, surtout une meilleur distribution que, Trans-Canada, pour ce 2ième disque. Celle-ci se fera à l'échelle nationale. Ils quittèrent donc, Trans-Canada, pour se retrouver chez, London Records, en ce début d'année 1963. Mais, une mauvaise surprise les attendaient.
Ce qu'ont avaient omis de leur stipuler, c'est que, le disque en question en serait un couplé avec un autre groupe. C'est à dire que, Les Lincolns, ferait lace A, tandis que, l'autre groupe ferait la Face B. La chose ne plaisait pas trop aux Lincolns au début, mais, ils finirent par accepter le tout et décidèrent de tenter l'expérience. Le disque sortira sur le marché au printemps 1963 sous le titre, ¨THE LINCOLNS MEET THE CAMEOS¨(London-HT502). La face A est créditée aux Lincolns, tandis que la face B est interprété pas The Caméos. Sur ce 2ième disque on retrouve plusieurs reprise de succès de l'heure, tels que, It"s up to you (Ricky Nelson), Rhythm of the rain (The Cascades), quelques pièces instrumentales, et un From a Jack to a king interprété magistralement par, Henry Lay & Les Lincolns. Affublé d'une pochette noire, sans photos, avec lettrages couleurs, un peu comme l'album du groupe, Les Million-airs, qui sortira quelques années plus tard. Ce deuxième microsillon des Lincolns passa presque inaperçu, et pourtant,  il aurait surement mérité un meilleur sort. Suite à l'échec de ce deuxième disque, Les Lincolns, décidèrent de se séparer en cette été 1963.





C'est à peu près à la même période que, Hugh Dixon, se voit offrir un nouveau contrat avec, les entreprises Roger Miron. Il fut d'abord appelé à retravailler avec son vieux complice du temps des, Rhythm Jesters, Bob Davies. Par la suite, Davies, formera le duo, The Bobsmiths, avec le chanteur, Danny Smith.. Dixon sera le guitariste accompagnateur de la formation. Durant ce long séjour au sein de l'équipage de Roger Miron, Dixon, en plus de travailler comme musicien de studio pour plusieurs artistes de tout styles. Ce dernier trouvera le temps d'enregistrer, 3 microsillons, et quelques 45 tours instrumentales, dont plusieurs compositions originales. Aujourd'hui, Hugh Dixon est considéré comme étant le père du, ¨Fuzz¨Québécois.. Les disques instrumentales qu'il grava entre, 1963 et 1965, sont aujourd'hui considéré parmi les meilleurs produits à cette époque au Québec. Dixon,  qui n'était homme à s'en laisser imposer, entrepris, en plus de sa carrière de musicien, une carrière d'animateur radio, et de coureur automobile. Les dernières nouvelles concernant, Hugh Dixon, qu'on à pu retracer, date de 1967, et depuis plus rien. Qu'est-il devenu ????.






De son côté, Henry Lay, tout comme, Hugh Dixon, décida, d'entreprendre une carrière solo après la séparation des Lincolns. Ce qu l'emmènera à refaire, le circuit des cabarets, tant visiter au temps des Del-Mars, et des Lincolns. Sur scène, accompagner de musiciens chevronner, tous équiper de lutrins style Big Band aux initiales H-L, ainsi, que la batterie, avec le même logo, ce qui devait faire fort impression sur le publique, Henry Lay, chanteur remarquable et, guitariste de haut niveau, interprétait plusieurs succès de l'heure. Que ce soit les standards de, Ricky Nelson, tout aussi bien que ceux de, Carl Perkins, avec sa voix chaude et puissante il excellait dans tous les styles, tout en conservant une place bien particulière au répertoire, d'Elvis Presley, qui fit sa renommée au temps, des Del-Mars, ainsi que, des Lincolns. Au grand plaisir des spectateurs, qui assistaient, à l'un ou l'autre, de ses nombreux spectacles.









Pendant une certaine période de sa carrière solo, Henry Lay, à travailler aussi sous le pseudonyme de, Johnny Laval. À cette époque il se produisait, avec ses musiciens, dans un cabaret de, Louiseville, nommé Le Boulevard, ou il à tenu la vedette pendant quelques années. Durant toute sa carrière solo. que se soit sous le nom d'Henry Lay, ou celui de, Johnny Laval,. il n'enregistrera aucun disque, malheureusement.
Monsieur Henry Lay est décédé en 2008.

Aujourd'hui c'est sa fille, Margerie Lay, qui poursuit le chemin tracé par son père Henry. Cette jeune artiste multi-disciplinaires, bachelière en chant populaire, et jazz, de l'UQAM, est remarquablement douée, je vous invite à aller visiter sa, PAGE PERSONNELLE. Mlle Lay, fait aussi partie d'un duo nommé, MADEMOISELLE M, et également du, QUATUOR VOCAL JAVA, ces derniers nous interprètent une version, accapella, de Strawberry Fields Forever, qui est sublime. Allez jeter un coup d'oeil, ou d'oreille, sur ces 3 pages, vous verrez, vous ne serez pas déçu.

Encore une fois, un gros MERCI, à  Margerie, pour les photos, et les renseignements.
Et aussi MERCI, à tous les autres qui m'ont aider, ¨ils se reconnaitrons¨..

5 commentaires:

  1. oh yeah, vraiment cool ces nouvelles infos! et les photos... wow!
    merci!

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  2. Merci beaucoup Félix.
    j'ai eu bien de la chance pour ce coup-ci.

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  3. Thank-you for publishing the new information and pictures from Margerie. I'm always glad for people to know about the talent they had.
    Sharon Lay-Kennedy

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  4. Thank you very much Sharon.
    Merci Beaucoup pour ton commentaire S_ébastien

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